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Mon bibi (coureur indien)    

Pouf cette race de canards nul besoin d'avoir un étang, un simple bac à sable rempli d'eau et changé chaque jour leur permettant de faire leur toilette est amplement suffisant. Cette race de canards en effet comme son nom l'indique préfère parcourir des km et ils trotteront partout dans votre jardin à la recherche de quelque nourriture. Les garder dans un petit enclos n'est donc pas indiqué pour cette race qui a besoin de se mouvoir beaucoup...Pas de problème non plus qu'ils s'éloignent beaucoup de leur maison si vous vous en occupez bien. Ils n'aiment pas le bitume et resteront dans l'herbe qui entoure votre maison sans besoin de barrières...Leur port est très droit : c'est leur caractéristique et leur charme et les canes sont d'excellentes pondeuses qui nous régalent en gros oeufs très recherchés pour la pâtisserie...

L'histoire de B  i  b  i ..............

B i b i est un canard (un coureur indien) né dans notre famille. C'est un canard qui ne vole pas et la cane est une excellente pondeuse (dans ma région froide en hiver 50-60 oeufs par an). Le coureur indien se décline en différentes  couleurs : sauvage, blanc, truité, bleu, noir ou brun.

Son histoire : elle est magnifique... comme dans les livres de Konrad Lorenz...
C
hoyé sous le ventre d'une bonne poule couveuse pendant 21 jours, l'oeuf de canard a été subitement abandonné au moment où un à un les poussins naissaient et que notre mère-poule trop occupée à entretenir sa remuante progéniture l'abandonna lâchement pour s'occuper de ses petits. Pendant les quelques  jours supplémentaires nécessaires à son incubation nous avons donc dû "bricoler" une couveuse en mettant l'oeuf sous une lampe 60watts durant la journée (dans un récipient qui réverbère si possible la chaleur,température de 38o et pas de rayon direct sur les oeufs ce qui risquerait de les brûler + humidifier en installant une coupelle pleine d'eau sous les oeufs) ... Tout cela a été fait de manière très improvisée, il faut le dire, nous étions de parfaits débutants.

Au 26ème jour environ, presque certains que l'expérience avait échoué, nous avons pris ce gros oeuf dans les mains puis l'avons tapoté : et oh surprise,  b i b i  s'est mis à répondre en tapant à son tour avec son petit bec et même en poussant de petits cris à travers la coquille...Quelques heures plus tard la coquille se fendillait et très délicatement,  nous l'avons aidé à sortir en agrandissant peu à peu le trou...Ensuite toujours sous la lampe et à une température de 38o, nous l'avons laissé sécher et récupérer de cette naissance éprouvante. Les premiers soins ont consisté à lui donner quelques gouttes d'eau au moyen d'une pipette, puis très vite il s'est précipité sur une bouillie de flocons d'avoine ou pain trempé que nous mettions à sa disposition (il faut très souvent renouveller la nourriture car les cannetons souillent tout...) Nous le gardions dans un carton avec des copeaux au fond et toujours sous une lampe pour lui offrir de la chaleur... 

Dès son arrivée au monde nous nous sommes naturellement beaucoup occupés de lui car il appelait sans cesse. Et il se produisit alors exactement ce que Konrad Lorenz décrit dans ses livres : nous sommes devenus pour b i b i de vrais parents. L'empreinte s'est faite sur nous grâce aux soins que nous lui avons prodigués (il faut dire que ma cane a fait preuve d'une totale indifférence à son égard et que le mâle était même agressif; la mère-poule qui l'a couvé refusait obstinément de le mêler aux autres poussins parce que nous l'avions pris à la maison pour éclore..
Les semaines qui ont suivi ont été très . . . astreignantes : il fallait promener   b i b i   dans le jardin car il n'acceptait de se déplacer qu'en nous suivant pas à pas (c'est le cas de le dire) à la semelle de nos chaussures.(l'une d'entre elles du reste est même devenue "l'objet transitionnel" que nous lui laissions afin qu'il accepte de rester seul parfois installé contre ce qui représentait pour lui une sorte de présence... ).

Tous les jours nous allions ensemble dans le jardin à la chasse aux vers-de-terre. Pour le reste il bénéficiait  d'une bouillie journalière de flocons d'avoine ou de pain trempé. Pas de baignade les 15 premiers jours comme c'est conseillé pour tous les cannetons.

En moins d'un mois   b i b i  est devenu grand et il a gagné peu à peu son indépendance. Dès que nous n'avons plus eu peur qu'il soit attaqué par les autres, nous l'avons remis au poulailler où seul un poussin l'a accepté (un poussin que nous gardions également de temps en temps à l'intérieur avec lui pour lui tenir compagnie..).

Ils sont devenus entre-temps de vrais copains et  b i b i  ne semble pas réaliser qu'il n'est pas vraiment de la même famille.

Ses liens avec nous se sont peu à peu distendus (c'était indispensable afin qu'il puisse renouer avec ses congénères...). Mais il suffit encore de l'appeler au jardin pour qu'il accoure en se dodelinant et en "klaxonnant" prendre dans nos mains quelques flocons d'avoine.

h a p p y    e n d ...

un très bon site sur les canards coureurs indiens mais malheureusement tout en allemand...

http://home.a-city.de/bruno.stubenrauch/laufenten/index.html

 

et puis Quelques photos de mes canards

 

 

 

 

 

 

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